Catégorie : Rûmî

Enseigner en paraboles – Entretien avec Eva de Vitray-Meyerovitch

L’enseignement par paraboles, par apologues, est un trait tout à fait caractéristique de la littérature islamique, en général – qu’il s’agisse aussi bien de littérature arabe, persane, turque ou indonésienne. Rûmî, lui-même, décrivait cette forme d’enseignement comme suit : « Mes facéties n’en sont pas, elles paraissent simples, mais en réalité c’est un enseignement ». L’intention est toujours de tenter d’éveiller l’esprit de l’auditeur à une vérité qu’il est capable de percevoir et, donc, de s’adresser à lui, en mettant en œuvre, toutes les ressources de l’émerveillement.

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Clés de lecture pour entrer dans le Mathnawi de Rûmi

Par Hayat Nur Artiran
Le Mesnevi dans sa totalité raconte l’homme à l’homme : sa venue du monde spirituel, dans ce monde-ci, sa vie durant ce monde, son cheminement intérieur et son perfectionnement spirituel. Tout cela est raconté dans les moindres détails dans le Mesnevi. Le Prophète a dit que le Coran et l’homme sont des frères jumeaux. Nous pouvons considérer également la même chose pour le Mesnevi car le Mesnevi tire son secret du Coran lui-même. Et, à l’instar du Coran, le Mesnevi raconte l’homme à l’homme.

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H. Nur Artıran, Rûmî. L’épreuve de l’amour, Bayard, 2020

Par Meryem Sebti
Le soufisme, voie d’amour. Cette affirmation est courante, presque galvaudée. L’ouvrage de H. Nur Artıran nous donne à entendre ce que cette assertion signifie dans la voie qui est la sienne, la voie Mevlevî, fondée par le grand mystique Jalâl al-Dîn al-Rûmî à Konya au XIIIe siècle. L’amour que célèbre Rûmî à travers les milliers de distiques composés au long de sa vie est d’essence métaphysique. C’est la substance même de toute vie, de la vie avant la vie : les âmes n’étaient-elles pas ivres d’amour dans la pré-éternité, éperdues de reconnaissance devant la prodigalité infinie du Créateur ?

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La sagesse du Mathnawi de Rumi

Par Clara Murner
Bouleversé par son expérience, un derviche me dit un jour que, récitant son Evrad [7] sur un chemin de campagne, à la tombée du jour, soudain, il fut ébloui par un rayonnement intense, provenant de la ligne d’horizon, éblouissement presqu’insupportable qui l’atteignit jusqu’au tréfonds de l’âme. Troublé et émerveillé, une fois rentré chez lui, il ouvrit le Mathnawî au hasard,

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Conseils de lecture « Mevlâna Jalâl al-Dîn Rûmî »

Jalâl al-Dîn Balkhî naquit en 1207 à Balkh, et mourut le 17 décembre 1273 à Konya en Turquie. Rûmî était déjà un maître reconnu lorsqu’il croisa la route de Shams Tabrîzî. La rencontre avec cet ascète errant bouleversa son existence. C’était en 1244, à Konya, il devait être âgé de 37 ans environ. Son fils, Sultân Valâd, rapporta de cette recontre que lorsque Rûmi « vit le visage de Shams; les secrets devinrent pour lui manifestes comme le jour. Il vit celui qu’on ne peut pas voir; il entendit ce que personne n’entendit jamais de personne… Il devint amoureux et fut anéanti. »

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Mawlana Jalaleddin Rumi, le Feu dans l’Océan

Par Nahid Shahbazi
Mawlana Jalaleddin Rumi connaît les clés qui ouvrent les portes du monde subtil. Il s’y introduit et entraîne à sa suite les Amoureux qui le suivent – le lisent -, et leur permet d’en saisir les réalités : il les invite à contempler son océan, il les incite à y plonger. En cet océan, ni tiédeur, ni calme. Rumi vit au sein du tumulte et du tourbillon que lui imposent les états changeants de son âme.

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La Corde solide naît d’un soupir

Par Nahid Shahbazi
Mawlana Jalaleddin Rumi dit :
J’ai poussé un soupir ardent qui s’est élevé vers le ciel,
et il est devenu corde
tendue depuis le fond du puits où je suis.
J’ai saisi la corde de mes mains fermes et je suis sorti,
Allègre, le teint rose et les joues remplies.
J’étais au fond d’un puits, vil et sans force,
Le monde entier désormais ne peut me contenir

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Mevlâna Jalâl al Dîn Rûmî – Entretien avec Eva de Vitray-Meyerovitch

Puis est venu l’Islam et le fleuron de cette époque qui a été Rumî, qui a donné à toute cette région une empreinte absolument ineffaçable. Vous savez quand on est à Assise, (j’aime beaucoup le rapprochement entre St François d’Assise et Rumî, parce qu’ils se ressemblent beaucoup et ils sont à peu près contemporains), quand on va à Assise on sent encore aujourd’hui cette douceur franciscaine, quand on va à Konya aujourd’hui on sent encore l’empreinte de son fondateur, qui est aussi cette douceur,

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Le rêve et le miroir par Eva de Vitray-Meyerovitch

Celle–ci, en ce qui concerne la culture musulmane, est merveilleusement bien illustrée dans l’œuvre de ce grand poète dont vous venez de parler, Rûmî. Selon lui, le monde n’est pas totalement irréel –comme la Maya de l’Inde¹ – ce n’est donc pas un monde illusoire, mais un monde qui, face à la Réalité qui transcende toute chose, est un peu comme un reflet dans un miroir. Le reflet existe bien, mais ce n’est jamais qu’un reflet ou une réalité un peu participée. Un hadith, c’est–à–dire une parole du Prophète de l’Islam, affirme que l’homme dort toute sa vie et que c’est simplement lorsqu’il meurt, qu’il se réveille².

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Universalité de l’islam – Entretien avec Eva de Vitray-Meyerovitch

Toutes les religions du monde tirent leur nom de leur fondateur, ou du peuple où elles ont pris naissance : le christianisme à cause de Jésus-Christ, le bouddhisme à cause de Bouddha, le zoroastrisme à cause de Zoroastre, le judaïsme à cause de la Judée… Il en va tout autrement avec l’islam, qui présente cette particularité unique de n’être associé à aucun homme ou peuple particulier. Le mot « islam » n’implique pas de relation à un fondateur de religion ; l’islam, c’est en réalité une attitude d’esprit fondamentale de l’homme, qui va impliquer une universalité.

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L’âme de la culture islamique – Entretien avec Eva de Vitray-Meyerovitch

Je crois que c’est justement d’abord parce que l’islam reconnaissait la vérité de toutes les Écritures révélées, et qu’il était par nature universaliste. Je ne dirais pas « tolérant », car la tolérance implique une certaine condescendance, or il ne pouvait pas y en avoir du fait même du Message apporté, qui n’était qu’un rappel et une confirmation. Le Coran se définit lui-même comme un Rappel des autres religions et comme une confirmation, comme une sorte de mise au point définitive.

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