Catégorie : Articles

Les quatre morts du soufî

Le 16 janvier 2021, Eric Geoffroy a consacré son intervention à la thématique « Les quatre couleurs de la mort initiatique ». Il y a proposé une lecture contemporaine à la doctrine « des quatres morts soufi ». En complément, nous vous proposons ci-dessous un article de Michel Chodkiewicz publié en 1998 qui développe largement les lectures et les pratiques des grands maîtres soufis autour de ces expériences de morts initiatiques.

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La voix poétique du juriste al-Shâfi‘î

Par Idrîs de Vos
Né l’année même de la mort de l’imam Abû Hanîfa, et destiné à un grand destin tout comme lui, l’imam al-Shâfi’î est connu pour avoir tenté de concilier l’école dite de « l’opinion », représentée par son illustre prédécesseur, et l’école dite « du hadith », représentée par l’imam Mâlik dont il fut l’élève.

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L’émergence de la fonction de maître spirituel dans le soufisme

Par Jean-Jacques Thibon
Dans toutes les traditions religieuses ou philosophiques qui ont recours à cette fonction, la figure du maître spirituel n’est ni univoque ni intangible. Le soufisme ne fait pas exception, lui qui fut une réalité avant d’avoir un nom, selon Qushayrî (m. 1072). De la même manière, la maîtrise spirituelle a existé avant d’être nommée ou clairement identifiée comme telle…

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La sagesse du Mathnawi de Rumi

Par Clara Murner
Bouleversé par son expérience, un derviche me dit un jour que, récitant son Evrad [7] sur un chemin de campagne, à la tombée du jour, soudain, il fut ébloui par un rayonnement intense, provenant de la ligne d’horizon, éblouissement presqu’insupportable qui l’atteignit jusqu’au tréfonds de l’âme. Troublé et émerveillé, une fois rentré chez lui, il ouvrit le Mathnawî au hasard,

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La Burda, Pour l’amour du prophète Muhammad

Par Néfissa Roty-Geoffroy
En cette soirée bénie du Mawlid et en ces temps troublés, convier la Burda semble incontournable. La burda un long poème[1] (qasîda) à l’éloge du Prophète Muhammad composé par al-Būsīrī[2] (m. 1296), un soufi égyptien, élève d’Abu al-‘Abbâs al- Mûrsî, lui-même disciple de l’Imâm al-Shâdhilî. Poète de renom[3] et calligraphe, al-Busîrî écrivit cette œuvre alors qu’il souffrait d’une paralysie.

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Le premier traité de soufisme

Par Denis Gril
Le soufisme est un aspect de la sagesse éternelle, universelle, et à ce titre il existerait depuis Adam. D’un point de vue historique, il s’est incarné dans le corps de la religion islamique, née en Arabie au VIIe siècle. On peut donc le définir comme la dimension intérieure, spirituelle de l’islam. Dans le Coran (57 : 3), Dieu est présenté comme étant à la fois l’Extérieur et l’Intérieur, l’Apparent et le Caché. Or, pour les soufis, la création est à l’image de Dieu.

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Le prophète qui aimait les femmes

Par: Eric Geoffroy
« Il m’a été donné d’aimer de votre monde trois choses : les femmes, le parfum et la prière, qui est mon suprême plaisir », disait le prophète Muhammad. Les femmes se trouvent ainsi associées à ce qu’il y a de plus subtil et de plus spirituel. La tournure grammaticale utilisée en arabe indique clairement que cet amour pour les femmes a une source divine, métaphysique ; il faut donc lire : « Dieu m’a fait aimer de votre monde… ».

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Le Prophète et son approche spirituelle de la poésie

Par Tayeb Chouiref
Les conditions de vie du désert et le nomadisme des Bédouins arabes expliquent la fonction centrale des arts du langage chez eux, à savoir l’art du discours déclamé (khuṭba) et la poésie (shiʿr). Dans une culture de l’oralité ayant pris place dans un environnement naturel hostile et marquée par des changements de lieux de vie récurrents, la parole et la mémoire collective de celle-ci occupent nécessairement une fonction déterminante d’ancrage et de fixation. D’où l’adage classique : al-shiʿr dîwân al-ʿArab,

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L’institution du Mawlid et la louange du Prophète par ses noms

Par: Nefissa Roty-Geoffroy
La fête du Mawlid – ou Mawlûd [1] – célèbre la naissance du Prophète Muhammad, le 12 rabî’ al-‘awwal, au troisième mois du calendrier islamique. A l’époque du Prophète, cet événement n’était pas fêté, bien sûr. Pour autant, le Prophète jeûnait toujours le lundi car, expliquait-il, c’était le jour de sa naissance et celui du début de sa prophétie. Après sa mort, les musulmans ont ressenti le besoin de commémorer la naissance du prophète Muhammad en pratiquant des actions de grâces particulières…

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L’Oraison de la Mer – Ḥizb al-Baḥr

L’oraison de la Mer est réputée recéler de grandes vertus de protection et de nombreux secrets initiatiques. L’imam Abû l-Hasan al-Shâdhilî affirme l’avoir reçue directement du Prophète, et l’on sait que ce type d’inspiration n’est pas rare chez les maîtres, notamment chez les « fondateurs » d’ordres soufis.
Peu avant de mourir, al-Shâdhilî recommanda à ses disciples d’y porter une attention particulière.
« Apprenez-la pour la transmettre à vos enfants…

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