Conscience Soufie

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Revue CS

Le Numéro 2 de la Revue Conscience Soufie a été consacré aux liens qui unissent soufisme et poésie.

Conseils de lecture « Mevlâna Jalâl al-Dîn Rûmî »

Conseils de lecture « Mevlâna Jalâl al-Dîn Rûmî »

Jalâl al-Dîn Balkhî naquit en 1207 à Balkh, et mourut le 17 décembre 1273 à Konya en Turquie. Rûmî était déjà un maître reconnu lorsqu’il croisa la route de Shams Tabrîzî. La rencontre avec cet ascète errant bouleversa son existence. C’était en 1244, à Konya, il devait être âgé de 37 ans environ. Son fils, Sultân Valâd, rapporta de cette recontre que lorsque Rûmi « vit le visage de Shams; les secrets devinrent pour lui manifestes comme le jour. Il vit celui qu’on ne peut pas voir; il entendit ce que personne n’entendit jamais de personne… Il devint amoureux et fut anéanti. »

L’ishâra ou l’allusion spirituelle dans la voie soufie

L’ishâra ou l’allusion spirituelle dans la voie soufie

Dans la voie soufie et plus généralement dans les traditions spirituelles orientales, l’usage de la métaphore poétique est un moyen privilégié, essentiel, de l’éducation spirituelle. Ainsi, loin d’être un simple ornement, elle est un mode de pensée grâce auquel peuvent être subtilement dévoilés les aspects infinis de l’Être Réel (al-wujûd al-haqq).

Poème à l’éloge du Prophète Muhammad : Al-Burda – Le Manteau

Poème à l’éloge du Prophète Muhammad : Al-Burda – Le Manteau

Traduction de Néfissa Roty-Geoffroy

مَوْلايَ صَلِّ وَسَلِّـمْ دائِمًا أَبَدًا عَلى حَبـيـبِكَ خَيْـرِ الْخَلْقِ كُلِّهِم
Mawlâya salli wa sallim dâ’iman abadan
‘alâ habîbika khayri khalqi kullihimi
Ô mon Maître, étends Tes grâces, toujours et à jamais,
Sur Ton Bien-aimé, la meilleure de toutes les créatures.

مُحَمَّدٌ سَـيِّدُ الْكَــوْنَيْنِ والثَّقَلَـيْنِ وَالْفَريقَـيْنِ مِنْ عَـرَبٍ وَمِنْ عَجَـمِ
Muhammad est le seigneur des deux mondes, des deux catégories d’êtres
Et des deux groupes, Arabes et ‘Ajamî.

La Burda, Pour l’amour du prophète Muhammad

La Burda, Pour l’amour du prophète Muhammad

Par Néfissa Roty-Geoffroy
En cette soirée bénie du Mawlid et en ces temps troublés, convier la Burda semble incontournable. La burda un long poème[1] (qasîda) à l’éloge du Prophète Muhammad composé par al-Būsīrī[2] (m. 1296), un soufi égyptien, élève d’Abu al-‘Abbâs al- Mûrsî, lui-même disciple de l’Imâm al-Shâdhilî. Poète de renom[3] et calligraphe, al-Busîrî écrivit cette œuvre alors qu’il souffrait d’une paralysie.

Poème du cheikh al-‘Alâwî : Sallâ Allâh ‘alayk yâ nûr

Poème du cheikh al-‘Alâwî : Sallâ Allâh ‘alayk yâ nûr

L’éloge, ou « panégyrique » (madh), a toujours été un des thèmes principaux de la poésie arabe depuis l’époque pré-islamique. Avec l’établissement des cours califales et princières de l’Empire islamique, le dithyrambe des poètes s’orienta, contre monnaie trébuchante et de façon très hypocrite, vers les gouvernants de ce monde. Le thème de l’éloge du Prophète, quant à lui, ne pouvait faire l’objet de commerce ; il se développa donc « bien loin des cours », ce qui peut aussi s’expliquer par les déficiences spirituelles des poètes « officiels ». L’éloge du Prophète n’a ainsi « trouvé de représentants réellement dévoués que parmi les soufis, l’amour étant leur seule motivation et leur unique source d’inspiration ».

Poème du cheikh al-‘Alâwî : Dam’i mihtâl min ‘ayni madhahâ

Poème du cheikh al-‘Alâwî : Dam’i mihtâl min ‘ayni madhahâ

De fait, on peut porter au crédit des soufis leur amour intense et exalté pour le Prophète, eux qui sont à l’origine de la célébration de son « anniversaire » (mawlid), au XIIe siècle. Ce sont les innombrables poèmes et chants qu’ils ont composés pour louer l’« élu » (al-mustafâ) qui ont déterminé le genre littéraire de l’« éloge du Prophète » (madh nabawî)… La nostalgie de la présence du Prophète culmine sans doute dans ce poème du cheikh ‘Alâwî :
Les larmes ruissellent
De mes yeux épuisés par les pleurs.
Ô zéphyr du soir
Porte à Taha mon salut !

L’audition, une expérience primordiale en islam

L’audition, une expérience primordiale en islam

Par Eric Geoffroy
Le statut de la musique et de la danse font débat en terre d’islam depuis le ixe siècle ; et si ces deux arts nourrissent encore la polémique aujourd’hui, c’est, comme le note le savant andalou Ibn Hazm (m. 1063), parce qu’il n’existe aucun texte scripturaire leur donnant un statut explicite, ce qu’on ne saurait considérer comme un hasard. Beaucoup de ulémas, tel Muhammad Ghazâlî, disparu il y a quelques années, ont donc invoqué la « licéité originelle » (al-ibâha al-asliyya), selon laquelle tout ce qui ne fait pas l’objet d’une interdiction formelle est licite, ou indifférent, au regard de la Loi. Le seul verset sur lequel s’appuient ceux qui condamnent la musique en islam est celui-ci : « Tel homme ignorant se procure des discours futiles (lahw al-hadîth) en vue d’égarer les autres et de railler [Nos versets].

Quel statut pour la musique et la danse en islam ?

Quel statut pour la musique et la danse en islam ?

Par Eric Geoffroy
Le statut de la musique et de la danse font débat en terre d’islam depuis le ixe siècle ; et si ces deux arts nourrissent encore la polémique aujourd’hui, c’est, comme le note le savant andalou Ibn Hazm (m. 1063), parce qu’il n’existe aucun texte scripturaire leur donnant un statut explicite, ce qu’on ne saurait considérer comme un hasard. Beaucoup de ulémas, tel Muhammad Ghazâlî, disparu il y a quelques années, ont donc invoqué la « licéité originelle » (al-ibâha al-asliyya), selon laquelle tout ce qui ne fait pas l’objet d’une interdiction formelle est licite, ou indifférent, au regard de la Loi.

Association Conscience Soufie
14 avenue de l’opéra,
75001 PARIS
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ISSN : 2777-9289