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Eva de Vitray-Meyerovitch, “Hawwa Hanim” (1909-1999), Rûmî’s French  interpreter.

Eva de Vitray-Meyerovitch, “Hawwa Hanim” (1909-1999), Rûmî’s French interpreter.

Par Eric Geoffroy
Eva de Vitray-Meyerovitch is among the few persons who lived with such a happiness between the East and the West, and who have been bridges between both cultures. We can quote among others Najm ed-din Bammate, Martin Lings, S.H. Nasr, Anne-Marie Schimmel, and some great orientalists like Louis Massignon or Henry Corbin who have been pioneers in the encounter between Islam and the West.

Eva de Vitray-Meyerovitch, « Hawwa Hanim » (1909-1999)

Eva de Vitray-Meyerovitch, « Hawwa Hanim » (1909-1999)

par Eric Geoffroy
Le parcours d’Eva, cheminement intérieur vers le cœur, ne manque pas de rappeler l’épopée du héros, parcourant des contrées éloignées pour relever des défis surgis tout aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. De ses périples, elle nous a rapporté d’Orient des trésors de sagesse qu’elle a offerts à un monde auquel respect et compréhension font cruellement défaut.

Eva de Vitray-Meyerovitch, un trésor de souvenirs : Cathryn Goddard

Eva de Vitray-Meyerovitch, un trésor de souvenirs : Cathryn Goddard

Eva de Vitray-Meyerovitch was a person absorbed by the inner quest for reality. What moves us to try to see beyond illusion and make such a challenging voyage? In the external world, suffering, along with our own painful rejection of self, can fuel our passion to discover the Divine within. Positive attraction also spurs our search, as we are drawn magnetically by truth, beauty and unconditional love.

Eva de Vitray-Meyerovitch, un trésor de souvenirs : Ayesha

Eva de Vitray-Meyerovitch, un trésor de souvenirs : Ayesha

Avant tout, elle avait une immense soif d’amour et de connaissance que seul l’approfondissement de la tradition musulmane a pu étancher. J’ai aimé sa façon de vivre l’islam, dans l’harmonie et la liberté, tout en étant infiniment respectueuse des devoirs et des valeurs de cette tradition. J’aimais la faculté d’émerveillement d’Eva et ce don de communication tant par la parole que par l’écrit.

Eva de Vitray-Meyerovitch, un trésor de souvenirs : Annie Amina

Eva de Vitray-Meyerovitch, un trésor de souvenirs : Annie Amina

Son mélange de culture et de très grande simplicité était étonnant. Elle parlait de Rûmî, dont elle a traduit la plupart des œuvres, en racontant des tas d’anecdotes sur sa vie comme si il s’agissait de son voisin de palier. Eva révérait énormément Rûmî ainsi que Konya en Turquie, ville dans laquelle il est enterré. C’était pour elle le deuxième lieu saint de l’Islam et elle gardait une grande nostalgie du mausolée qu’elle visita à plusieurs reprises.

Eva de Vitray-Meyerovitch, un trésor de souvenirs : Colette-Nour Brahy

Eva de Vitray-Meyerovitch, un trésor de souvenirs : Colette-Nour Brahy

Par Colette-Nour Brahy
…Quelques jours plus tard, je montais les cinq étages de la rue Claude Bernard. Entre temps, j’avais lu trois livres sur l’Islam, dont Mystique et poésie en Islam, et j’avais dans les mains le Coran dont je n’avais lu que la première sourate, la Fatiha. « Que savez-vous déjà ? » me demanda Eva après m’avoir mise à l’aise. Confuse, je dus bien répondre : « Rien ». « C’est un excellent début », répliqua-t-elle en souriant.