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Ibn ‘Arabî et sainteté en islam – Entretien avec Michel Chodkiewicz (3/3)

Ibn ‘Arabî et sainteté en islam – Entretien avec Michel Chodkiewicz (3/3)

« Il nous faut des maîtres terrestres. » C’est une idée qui revient souvent dans vos écrits, Michel Chodkiewicz, et, bien sûr, dans les écrits d’Ibn ‘Arabî, qui vous est cher. Peut-être également, dans toute la tradition islamique. La révélation divine ne peut pas venir sans un homme qui a reçu de Dieu cette révélation, non plus sans les maîtres terrestres. Ceux-ci sont des guides pour le croyant, qui ne peut se débrouiller dans notre monde sans avoir quelques références humaines auxquelles s’adresser.

Ibn ‘Arabî et sa critique fondamentale de la philosophie

Ibn ‘Arabî et sa critique fondamentale de la philosophie

L’article suivant est la retranscription d’un court extrait de l’émission de France Culture Les chemins de la connaissance du 30 mai 1989. Roland Auguet s’y entretient avec Claude Addas, Michel Chodkiewicz et Denis Gril au sujet de la position d’Ibn ‘Arabî concernant la philosophie.
Michel Chodkiewicz : Le point de vue d’Ibn ‘Arabî est que les philosophes peuvent tomber par hasard sur la vérité, mais sans jamais parvenir à une certitude absolue, que seule la voie du soufisme permet d’obtenir….

L’Interprète des désirs ou « Turjumân al-Ashwâq » d’Ibn ‘Arabî

L’Interprète des désirs ou « Turjumân al-Ashwâq » d’Ibn ‘Arabî

Par Maurice Gloton
L’Interprète des Désirs (Turjumân al-Ashwâq) et son commentaire occupent une place originale dans l’ensemble de l’œuvre immense d’Ibn ‘Arabî. Ce recueil de poésies amoureuses et mystiques est consacré à Nizhâm, Harmonie, jeune fille d’une beauté et d’une spiritualité exceptionnelles, typifiant l’Essence absolue et la Présence divine dans la Manifestation universelle, dans tous les réceptacles que comporte celle-ci.

Poème d’Ibn ‘Arabî : La religion de l’Amour

Poème d’Ibn ‘Arabî : La religion de l’Amour

La religion que je professe
Est celle de l’Amour.
Partout où ses montures se tournent
L’amour est ma religion et ma foi !
L’amour est ma religion (dîn) et ma foi (îmân), car il n’y a pas de religion plus élevée que celle fondée sur l’amour et le désir pour Celui envers Qui je la professe et Qui l’ordonne mystérieusement. Telle est la caractéristique des spirituels de type muḥammadien.

Poème d’Ibn ‘Arabî : Tuhyî idhâ qatalat

Poème d’Ibn ‘Arabî : Tuhyî idhâ qatalat

Son regard ayant tué,
Elle réanime de sa parole
Comme si Jésus elle était
Quand elle rappelle à la vie.

L’expression son regard ayant tué se réfère à l’extinction dans la contemplation (al-fanâ’ fî al-mu-shâhada).
Elle réanime de sa parole implique la réalisation parfaite de la constitution harmonieuse et équilibrée (taswiya) [de l’être humain] en vue de l’insufflation de l’Esprit.

Ibn ‘Arabî : une épître à déchiffrer

Ibn ‘Arabî : une épître à déchiffrer

Par Michel Chodkiewicz
D. Gril s’emploie de son mieux à déchiffrer ces énigmes. Pour les « quatre oiseaux » qui, l’un après l’autre, prennent la parole, le traité lui-même et d’autres ouvrages d’Ibn ‘Arabî, notamment son Kitlâb al-istildhât permettent d’y reconnaitre quatre déterminations successives, ontologiquement parlant, du principe de la manifestation : al-warqâ, la colombe, est I’Âme universelle et correspond au lawh mahfûz; , l’aigle (dont la colombe est issue comme Eve d’Adam), symbolise l’Intellect premier et correspond au qalam…

« Le livre de l’Arbre et des quatre Oiseaux » d’Ibn ‘Arabî

« Le livre de l’Arbre et des quatre Oiseaux » d’Ibn ‘Arabî

Par Denis Gril
Nous présentons ici l’édition et la traduction d’un de ces nombreux traités mineurs encore inédits, d’Ibn ʿArabī. L’étrangeté de son titre et la beauté formelle de sa langue, nous ont d’emblée attirés….
En concluant, Ibn ʿArabī rappelle que les symboles de ce traité doivent être médités par tous ceux qui recherchent le salut de l’âme. Tout homme est virtuellement un « Homme universel » et les cinq principes symbolisés par l’Arbre et les quatre Oiseaux ont leur correspondance microcosmique en chacun de nous.

De l’influence d’Ibn ‘Arabî sur l’école shâdhilie

De l’influence d’Ibn ‘Arabî sur l’école shâdhilie

Par Eric Geoffroy
Pour Ibn ‘Atâ’ Allah, le monde est donc à la fois « Lui et non Lui », selon l’expression d’Ibn ‘Arabî.
Sur tous ces points, l’enseignement doctrinal contenu dans les Latâ’if al-minan rejoint et explicite celui, plus sibyllin, des fameuses Hikam. Ainsi en va-t-il du caractère fondamentalement illusoire (tawahhum) de l’existence des créatures, mais encore faut-il préciser que c’est le sentiment que partagent les hommes d’avoir un être propre, autonome, et les séparant de l’Être de Dieu qui constitue le leurre suprême.

Le procès posthume d’Ibn ‘Arabî

Le procès posthume d’Ibn ‘Arabî

Par Michel Chodkiewicz
C’est de façon tout à fait délibérée que je donne à ces remarques sur les polémiques anti-akbariennes un titre au singulier : contrairement aux apparences il n’y a pas eu, tout au long des siècles et jusqu’à aujourd’hui, une série de procès mais un seul et unique procès où, d’âge en âge, les mêmes critiques, appuyées sur les mêmes citations, sont inlassablement répétées.
Il s’agit, d’autre part, d’un procès posthume : de son vivant Ibn ‘Arabî, s’il a parfois été controversé, n’a pas été l’objet des accusations d’hérésie qui devaient, par la suite, être portées contre lui.

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