Conscience Soufie

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Poème du cheikh al-‘Alâwî : A yâ murîd Allâh – Ô aspirant à Dieu

Poème du cheikh al-‘Alâwî : A yâ murîd Allâh – Ô aspirant à Dieu

En soufisme, le disciple, l’aspirant, est appelé murîd, « celui qui veut Dieu », ou qui « veut cheminer vers Dieu ». Mais les soufis considèrent que c’est Dieu qui prend l’initiative de le rapprocher de Lui, et que son progrès repose sur la grâce. Le murîd ne se meut que parce que Dieu l’a préalablement « désiré » (murâd), et il ne doit jamais oublier que l’amour divin seul constitue son énergie.
Ô aspirant à Dieu, à ton attention je me répète, alors écoute bien !
Si tu comprends ma parole, tu parviendras à Dieu !

Poème du cheikh al-‘Alâwî : la Lâmiyya

Poème du cheikh al-‘Alâwî : la Lâmiyya

Lâmiyya est le poème le plus long du Dîwân du cheikh al-‘Alawî. Un poème rédigé par le cheikh en tant que support d’enseignement accessible à tous les fuqarâ’ (les « adeptes » du soufisme), quelles que soient leurs capacités et leurs origines.
Ô vous qui désirez ardemment la Présence sublime,
Renouvelez votre pacte avec nous et cherchez-en nous l’union
C’est le moment de se ressaisir, en vue de la plus illustre station,
Que Dieu soit louangé, Lui qui nous en a rendus dignes !

Poème du cheikh ‘Adda : Arâ-ka bi-husn l-sadd ‘annî turshidu-nî

Poème du cheikh ‘Adda : Arâ-ka bi-husn l-sadd ‘annî turshidu-nî

Dans le Dîwân, c’est le cheikh ‘Adda qui développe le contraste radical entre le soleil et l’ombre.
Dans la contemplation du cosmos, tout d’abord :
L’univers, en son principe même, est aboli par l’Essence,
Apparent grâce à Sa lumière, telle une ombre étendue.
Il faut ici penser à l’une des « sagesses » d’Ibn ‘Atâ’Allâh : « Les univers s’affirment parce qu’ils sont par Lui affermis, mais ils sont abolis par l’unicité de Son essence. »

Poème du cheikh al-‘Alâwî : Danawtu min hayy Laylâ

Poème du cheikh al-‘Alâwî : Danawtu min hayy Laylâ

À l’instar du Prophète, les soufis voient dans la femme le support de contemplation de Dieu le plus accompli. C’est pourquoi ils « remontent » vers Dieu, vers son « Essence la plus subtile » (al-dhât), en donnant à celle-ci, sur le mode allusif, divers prénoms féminins. Puisés dans le registre de l’amour courtois des anciens Arabes, ces prénoms cèdent parfois la précellence au pronom « Elle » (hiyâ), qui signe, dans son extrême nudité, le Féminin absolu. Les prénoms féminins les plus sollicités par nos poètes sont, en premier lieu, Laylâ, puis Lubnâ et Mayya, ou encore Salmâ, toutes symboles de l’Essence divine, et de l’Éternel féminin. D’autres poètes s’adressent encore à Hind, Su‘âd, notamment.

Poème du cheikh al-‘Alâwî : Sallâ Allâh ‘alayk yâ nûr

Poème du cheikh al-‘Alâwî : Sallâ Allâh ‘alayk yâ nûr

L’éloge, ou « panégyrique » (madh), a toujours été un des thèmes principaux de la poésie arabe depuis l’époque pré-islamique. Avec l’établissement des cours califales et princières de l’Empire islamique, le dithyrambe des poètes s’orienta, contre monnaie trébuchante et de façon très hypocrite, vers les gouvernants de ce monde. Le thème de l’éloge du Prophète, quant à lui, ne pouvait faire l’objet de commerce ; il se développa donc « bien loin des cours », ce qui peut aussi s’expliquer par les déficiences spirituelles des poètes « officiels ». L’éloge du Prophète n’a ainsi « trouvé de représentants réellement dévoués que parmi les soufis, l’amour étant leur seule motivation et leur unique source d’inspiration ».

Poème du cheikh al-‘Alâwî : Dam’i mihtâl min ‘ayni madhahâ

Poème du cheikh al-‘Alâwî : Dam’i mihtâl min ‘ayni madhahâ

De fait, on peut porter au crédit des soufis leur amour intense et exalté pour le Prophète, eux qui sont à l’origine de la célébration de son « anniversaire » (mawlid), au XIIe siècle. Ce sont les innombrables poèmes et chants qu’ils ont composés pour louer l’« élu » (al-mustafâ) qui ont déterminé le genre littéraire de l’« éloge du Prophète » (madh nabawî)… La nostalgie de la présence du Prophète culmine sans doute dans ce poème du cheikh ‘Alâwî :
Les larmes ruissellent
De mes yeux épuisés par les pleurs.
Ô zéphyr du soir
Porte à Taha mon salut !

Association Conscience Soufie
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ISSN : 2777-9289