Conscience Soufie

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La Burda, Pour l’amour du prophète Muhammad

La Burda, Pour l’amour du prophète Muhammad

Par Néfissa Roty-Geoffroy
En cette soirée bénie du Mawlid et en ces temps troublés, convier la Burda semble incontournable. La burda un long poème[1] (qasîda) à l’éloge du Prophète Muhammad composé par al-Būsīrī[2] (m. 1296), un soufi égyptien, élève d’Abu al-‘Abbâs al- Mûrsî, lui-même disciple de l’Imâm al-Shâdhilî. Poète de renom[3] et calligraphe, al-Busîrî écrivit cette œuvre alors qu’il souffrait d’une paralysie.

Poème à l’éloge du Prophète Muhammad : Al-Burda – Le Manteau

Poème à l’éloge du Prophète Muhammad : Al-Burda – Le Manteau

Traduction de Néfissa Roty-Geoffroy

مَوْلايَ صَلِّ وَسَلِّـمْ دائِمًا أَبَدًا عَلى حَبـيـبِكَ خَيْـرِ الْخَلْقِ كُلِّهِم
Mawlâya salli wa sallim dâ’iman abadan
‘alâ habîbika khayri khalqi kullihimi
Ô mon Maître, étends Tes grâces, toujours et à jamais,
Sur Ton Bien-aimé, la meilleure de toutes les créatures.

مُحَمَّدٌ سَـيِّدُ الْكَــوْنَيْنِ والثَّقَلَـيْنِ وَالْفَريقَـيْنِ مِنْ عَـرَبٍ وَمِنْ عَجَـمِ
Muhammad est le seigneur des deux mondes, des deux catégories d’êtres
Et des deux groupes, Arabes et ‘Ajamî.

Le cheikh Ahmad al-‘Alâwî, poète de l’Essence

Le cheikh Ahmad al-‘Alâwî, poète de l’Essence

Par Eric Geoffroy
Le cheikh al-‘Alâwî (m. 1934) a été et est encore qualifié par beaucoup de « revivificateur de la Voie soufie » (mujaddid al-tasawwuf), et lui-même a fait allusion à cette fonction. …On ne connait parfois de son œuvre que les poèmes de son Dîwân[2], que certains chanteurs ‘‘profanes’’ ont même intégré à leur répertoire. Ils sont abondamment chantés lors des séances de samâ‘ tenues par les soufis appartenant à diverses confréries…

Un Mystique Moderniste : Le cheikh Ahmad al-‘Alâwî

Un Mystique Moderniste : Le cheikh Ahmad al-‘Alâwî

Par Augustin Berque
Cheikh Benalioua était d’apparence chétive. Mais il émanait de lui un rayonnement extraordinaire, un irrésistible magnétisme personnel. Son regard agile, lucide, d’une singulière attirance, décelait l’habileté du manieur d’âmes et la force orgueilleuse sûre d’elle-même. Très affable, courtois, en retrait, tout de nuances et d’attitude volontiers conciliante, il réalisait à merveille le type du marabout déjà évolué. On sentait en lui une volonté tenace, une ardeur subtile qui, en quelques instants, consumait son objet.

Le cheikh Ahmad al-‘Alâwî … Rahimahu Allah

Le cheikh Ahmad al-‘Alâwî … Rahimahu Allah

Par Frithjof Schuon
…mais comment oublier cette apparition d’un anachronisme émouvant : ce vieillard fin et grave qui semblait être sorti de l’ancien testament ou du Coran ? Vêtu d’une djellaba brune et coiffé d’un turban blanc, — avec sa barbe argentée, ses yeux de visionnaire et ses longues mains dont les gestes semblaient alourdis par le flux de sa barakah, — il exhalait quelque chose de l’ambiance archaïque et pure des temps de Sidna Ibrahim El-Kalill

Poème du cheikh al-‘Alâwî : Udhkur Allâh yâ rafîqî

Poème du cheikh al-‘Alâwî : Udhkur Allâh yâ rafîqî

Ce passage du poème « Invoque Dieu, ô compagnon » en est la meilleure illustration :
Notre liqueur est un très vieux vin
Cacheté avant Adam !
Elle nous a enivré, ô mon ami
Depuis un temps d’avant les temps !
Elle nous a fait tomber d’un sommet sublime,
De l’Être pur vers le néant.
Puis nous sommes retourné vers le Compagnon d’en haut
Par-delà le Trône et le Calame !
Nous nous sommes tenu à l’horizon suprême
Et nous sommes revêtu du monde,
Nous nous sommes caché sous les traits de la créature
Afin de ne pas être vu des humains !

Poème du cheikh al-‘Alâwî : A yâ murîd Allâh – Ô aspirant à Dieu

Poème du cheikh al-‘Alâwî : A yâ murîd Allâh – Ô aspirant à Dieu

En soufisme, le disciple, l’aspirant, est appelé murîd, « celui qui veut Dieu », ou qui « veut cheminer vers Dieu ». Mais les soufis considèrent que c’est Dieu qui prend l’initiative de le rapprocher de Lui, et que son progrès repose sur la grâce. Le murîd ne se meut que parce que Dieu l’a préalablement « désiré » (murâd), et il ne doit jamais oublier que l’amour divin seul constitue son énergie.
Ô aspirant à Dieu, à ton attention je me répète, alors écoute bien !
Si tu comprends ma parole, tu parviendras à Dieu !

Poème du cheikh al-‘Alâwî : la Lâmiyya

Poème du cheikh al-‘Alâwî : la Lâmiyya

Lâmiyya est le poème le plus long du Dîwân du cheikh al-‘Alawî. Un poème rédigé par le cheikh en tant que support d’enseignement accessible à tous les fuqarâ’ (les « adeptes » du soufisme), quelles que soient leurs capacités et leurs origines.
Ô vous qui désirez ardemment la Présence sublime,
Renouvelez votre pacte avec nous et cherchez-en nous l’union
C’est le moment de se ressaisir, en vue de la plus illustre station,
Que Dieu soit louangé, Lui qui nous en a rendus dignes !

Poème du cheikh ‘Adda : Arâ-ka bi-husn l-sadd ‘annî turshidu-nî

Poème du cheikh ‘Adda : Arâ-ka bi-husn l-sadd ‘annî turshidu-nî

Dans le Dîwân, c’est le cheikh ‘Adda qui développe le contraste radical entre le soleil et l’ombre.
Dans la contemplation du cosmos, tout d’abord :
L’univers, en son principe même, est aboli par l’Essence,
Apparent grâce à Sa lumière, telle une ombre étendue.
Il faut ici penser à l’une des « sagesses » d’Ibn ‘Atâ’Allâh : « Les univers s’affirment parce qu’ils sont par Lui affermis, mais ils sont abolis par l’unicité de Son essence. »

Association Conscience Soufie
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Contact: info@consciencesoufie.com
ISSN : 2777-9289