Conscience Soufie

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La hilye, une icône calligraphique

La hilye, une icône calligraphique

Par Nuria Garcia Masip
Le terme hilye, qui vient de l’arabe et signifie « ornement », désigne à la fois une forme visuelle spécifique et un genre littéraire consacré à la description physique du prophète Muhammad ﷺ. Cette tradition provient de la discipline dite des shamâ’il (les qualités prophétiques innées et parfaites) qui se base sur les hadith-s évoquant l’apparence du Prophète, ainsi que ses qualités morales et ses vertus spirituelles.

Rencontre sur rencontre

Rencontre sur rencontre

Retrouvez le témoignage de Jean René Huleu et Marie-Odile Delacour « Rencontre sur rencontre » paru dans la revue Conscience Soufie n°4.

Après avoir longtemps témoigné du parcours si singulier de cette femme d’exception qu’était Isabelle Eberhardt, ces deux aventuriers spirituels que sont Marie-Odile Delacour et Jean René Huleu ont répondu favorablement, et avec humilité, à l’invitation de Conscience Soufie : témoigner de leur propre parcours au fil des rencontres lumineuses qui ont forgé leur foi. Voici leur témoignage, à deux voix.

Quel statut pour la musique et la danse en islam ?

Quel statut pour la musique et la danse en islam ?

Par Eric Geoffroy
Le statut de la musique et de la danse font débat en terre d’islam depuis le ixe siècle ; et si ces deux arts nourrissent encore la polémique aujourd’hui, c’est, comme le note le savant andalou Ibn Hazm (m. 1063), parce qu’il n’existe aucun texte scripturaire leur donnant un statut explicite, ce qu’on ne saurait considérer comme un hasard. Beaucoup de ulémas, tel Muhammad Ghazâlî, disparu il y a quelques années, ont donc invoqué la « licéité originelle » (al-ibâha al-asliyya), selon laquelle tout ce qui ne fait pas l’objet d’une interdiction formelle est licite, ou indifférent, au regard de la Loi.

Le prophète qui aimait les femmes

Le prophète qui aimait les femmes

Par: Eric Geoffroy
« Il m’a été donné d’aimer de votre monde trois choses : les femmes, le parfum et la prière, qui est mon suprême plaisir », disait le prophète Muhammad. Les femmes se trouvent ainsi associées à ce qu’il y a de plus subtil et de plus spirituel. La tournure grammaticale utilisée en arabe indique clairement que cet amour pour les femmes a une source divine, métaphysique ; il faut donc lire : « Dieu m’a fait aimer de votre monde… ».

Quand « l’Homme parfait » est une femme

Quand « l’Homme parfait » est une femme

Par Nelly Amri
Plus près de notre sainte se trouve Fâtima bint Abî l-Muthannâ, maître d’Ibn ‘Arabî (m. 1240) : « En la voyant, on aurait pu dire qu’elle était une demeurée (hamqâ’), à quoi elle répondait : « le demeuré est celui qui ne connaît pas son Seigneur ». Les fous en Dieu sont un type spirituel majeur en islam comme dans d’autres traditions religieuses

Dieu au féminin ?

Dieu au féminin ?

Dieu au féminin ? Donnons-en des indices, qui s’imposent de plus en plus dans certains milieux musulmans. Ainsi chaque sourate s’ouvre-t-elle sur la formule que l’on traduit communément par « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux (Rahman), le Très Miséricordieux (Rahîm).